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Le traitement des alertes 20 avril, 2010

Posté par dailymanager dans : communication,operations,reporting,risques , ajouter un commentaire

Les processus d’escalades formalisent le chemin à suivre pour le traitement des crises et la gestion des alertes. Comme l’illustre la métaphore de l’échelle, l’information va remonter du bas vers le haut d’une organisation hiérarchique. Les barreaux de l’échelle constituent des paliers de traitement.

Dans la majorité des cas, les processus d’escalades sont déclenchés par des collaborateurs de terrain, qui souhaitent sensibiliser sur les impacts opérationnels d’une prise de décision.

Une alerte attend une réponse.

Il est contre productif de ne pas traiter les alertes remontées par ses équipes. Faute de quoi, un manager peut perdre toute la confiance de ses subordonnés, puis peu à peu perdre le contact avec les opérations. Le traitement doit être à minima une notification de prise en compte.

Comme un non-traitement déresponsabilise l’opérationnel, ouvrant la voie à la fameuse sentence « j’avais prévenu », en conséquence, le jeu revient à submerger son manager de toutes les alertes possibles, comme autant de bouteilles à la mer. En d’autres termes, alors qu’on voulait peut être la faire taire, la source devient intarissable et incontrôlable.

Une alerte peut aider à identifier un risque.

Pour leur traitement, on peut associer la remontée d’alertes et l’identification des risques. Le traitement de l’alerte consiste alors à l’inclure, formalisée, dans un tableau de suivi des risques. Ayant généré une entrée tracée, l’alerte peut être considérée comme traitée. Ce traitement administratif peut faire gagner du temps à un manager, mais à terme, il peut s’avérer plus frustrant qu’autre chose. Surtout si le risque n’est pas traité à son tour, et qu’il est systématiquement accepté… ou minimisé.

Par ce principe simple, un manager signale à ses équipes qu’il prend en compte leurs alertes, mais qu’il les filtre et les regroupe selon sa propre compréhension de la situation. Il peut notamment exister des risques plus globaux, qui ne sont pas du ressort du manager, en particulier les problématiques organisationnelles, ou bien des risques qui cachent des suggestions d’amélioration d’une pratique ou d’un processus.

Dans le cas des alertes difficilement associables à des actions préventives et/ou des actions correctives, si le risque identifié n’est pas accepté ou acceptable, une alerte vers un échelon supérieur de la hiérarchie nécessite d’être levé à son tour.

Une alerte ne se transfère pas.

Les barreaux du processus d’escalade constituent des paliers de traitement. Et non pas de transfert. Lorsque l’on traite une alerte d’un subordonné pour saisir sa propre hiérarchie, il est fondamental de se l’approprier et d’enrichir le sujet. Il y a quelque chose de darwinien : si un acteur n’apporte pas de valeur ajoutée, à terme, il est court-circuité. On peut par exemple à cette occasion synthétiser les alertes qui vont dans le même sens, ou souligner celles qui sont des causes principales et non des conséquences.

Comme un journaliste ne révèle jamais ses sources, la manager doit penser à protéger sa propre équipe et devenir l’interface d’une crise potentiellement déclenchée. A proscrire, donc, les alertes de type « intel m’a dit que ». Le principe est le même qu’en journalisme : en exposant une source d’information, on perd sa confiance puis on la tarit. Je pense en particulier aux opérationnels, qui peuvent soulever une alerte sans disposer du temps de formalisation et de négociation nécessaire à sa résolution. Si l’alerte redescend en bas de l’échelle… l’effet boomerang est forcément pavlovien. Un reflexe à proscrire : le mail forwardé…

Une alerte se formalise.

Si les coups de fils spontanés peuvent apporter une résolution rapide, ne pas se priver, mais dans ce cas, il s’agira plus d’une confirmation que d’une vraie alerte nécessitant réflexion et décision. Les cas assez complexes peuvent par contre amener plus de confusion qu’autre chose. Si le coup de fil est nécessaire pour sensibiliser un interlocuteur, il doit ensuite donner lieu à une formalisation écrite.

Trois principes de base doivent alors être respectés :

  1. Rester factuel : pas de bouffée de pessimisme ou de découragement, pas de jugement de valeur.
  2. Etre force de proposition : donner des pistes de résolution, et si possible une matrice SWOT.
  3. Formaliser votre attente : demandez un arbitrage, une prise de décision dans un délai raisonnable.

Si le sujet reste très pointu, et que vous ne pouvez pas en maitriser les tenants et aboutissants, vous pouvez demander à votre source de participer à la formalisation et aux débats. En reprenant l’exemple du journalisme, le seul cas envisageable d’une exposition de la source, c’est pour mettre en avant un profil d’expertise, apportant légitimité et fiabilité à l’information. Mais dans ce cas, l’exposition a nécessité un accord préalable.

Une alerte reste rare.

Une remontée trop fréquente d’alertes peut mener une hiérarchie à considérer que la situation est mal gérée et hors de tout contrôle.

Le processus d’escalade doit être utilisé avec parcimonie : il mobilise du temps de la hiérarchie et doit se justifier. Par exemple, s’il s’avère qu’une alerte est moteur d’amélioration continue, il est préférable de la mentionner au cours des comités de pilotage ou du retour d’expérience.
D’un point de vue opérationnel, attention à l’autre extrême, qui consiste à officialiser un bureau des pleurs : toute alerte ne doit pas déclencher une action, mais au minimum une notification de compréhension. Notamment quand une alerte rejoint un risque déjà identifié et couvert, il faut l’expliquer et communiquer. Un manager peut aussi expliquer à ses équipes les limites de sa marge de manoeuvre, car il y a parfois les contraintes qu’il faut bien finir par accepter !

L’importance des indicateurs 16 février, 2010

Posté par dailymanager dans : encadrement,operations,reporting , ajouter un commentaire

C’est en étroite relation avec mon thème du moment, alors pourquoi se priver ? Une fois de plus, je vous renvoie à un article de l’excellent blog de

http://management.about.com/od/metrics/a/Measure2Manage.htm

L’interprétation des indicateurs

Posté par dailymanager dans : communication,efficacite,reporting , ajouter un commentaire

Même les meilleurs indicateurs restent dépendants d’une bonne analyse.

L'interprétation des indicateurs dans communication geluck1225880648

Un tableau de bord DSI 11 février, 2010

Posté par dailymanager dans : efficacite,operations,reporting , ajouter un commentaire

A- Indicateurs financiers et stratégiques

Efficacité des investissements informatiques
- Budget IT / EBE (exédent brut d’exploitation)
- Budget IT / charges d’exploitation
- Budget IT / investissements globaux
- Budget IT / effectif IT
- Budget IT / effectif global
- Salaires IT / masse salariale globale

Répartition du budget IT
- Budgets « matériel », « logiciels », « services », « rémunérations » et « formation » / budget IT
- Budget matériel : part des achats et des locations
- Budget logiciel / budget matériel
- Budgets liés aux consommables

Contrôle de gestion
- Suivi des refacturations des prestations réalisées aux entités « métier »
- Suivi des marges et du résultat d’exploitation IT
- Dépenses par projet
- Calcul de coût de revient des produits informatiques (TCO)
- Calcul du coût des activités (Méthode ABC)

Stratégie
- Suivi du respect du « business plan » de l’entité IT
- Suivi des investissements, capacité d’autofinancement
- Gestion prospective et fidélisation des ressources humaines

B- Support / Maintenance

Help Desk (interne ou externe)
- Coût de l’assistance aux utilisateurs
- Nombre de tickets ouverts / population concernée ou effectif global
- Nombre de tickets / effectif help desk
- Nombre et durée moyenne des appels
- Nombre de questions définitivement traitées / en attente / non résolues

Satisfaction des utilisateurs
- Par questionnaire, enquête, sondage : réactivité, pertinence, délais…
- Identification des besoins en formation

Maintenance – Inventaire et suivi des contrats en cours
- Taux de panne et coût des interventions par utilisateur ou service
- Nombre et durée moyenne des interventions
- Coûts des interventions par type (télé-maintenance, déplacement sur site, nombre de personnes mobilisées)

C- Exploitation

Réseaux et systèmes
- Suivi de la charge
- Temps de réponse
- Disponibilité de la bande passante
- Temps de rétablissement en cas d’incident
- Besoins à venir

Applications
- Disponibilité des applications
- Suivi des erreurs et pannes
- Cycle de vie des applications

D- Gestion de parc

Parc matériel et applicatif
- Suivi de l’inventaire matériel et applicatif
- Suivi de l’obsolescence du parc matériel
- Nombre de postes / effectif global ou par département
- Applications les plus utilisées
- Adéquation logiciels installés / matériel
- Nombre d’imprimantes / département

Sécurité
- Suivi des dispositifs installés (anti-virus, anti-spam, anti-intrusion, etc.)
- Suivi des patchs applicatifs installés ou à venir
- Suivi et hiérarchisation des alertes
- Date du dernier audit de sécurité effectué

E- Gestion de projets

Projets internes
- Etat du portefeuille de projets
- Prévision de la demande de projets
- Respects des processus internes
- Suivi des engagements, en termes de délais, de livrables, de ressources et de coûts
- Comparaison budget/réalisé

Prestataires
- Suivi des objectifs, dates clés, responsabilités et, le cas échéant, des pénalités
- Suivi de la maintenance applicative
- Suivi du reporting

 

En savoir plus : http://www.journaldunet.com/solutions/0409/040924_panorama_indicateurs_dsi.shtml

Quels indicateurs d’efficience d’un SI ?

Posté par dailymanager dans : communication,efficacite,objectif,reporting , ajouter un commentaire

Pour s’y retrouver dans une jungle de chiffres qui peuvent tous donner lieu à des interpretations contradictoires et des débats sans fin, tâchons de les catégoriser par grand domaine de valeur ajoutée d’un Système d’Informations

1- La première catégorie regroupe les tableaux de bord de la fonction système d’information, au sens de l’alignement avec les métiers. Il s’agit d’indicateurs portant sur l’avancement des grands projets, mais aussi la contribution de la DSI à l’innovation, à la gestion des risques, au management des processus, à la relation avec les fournisseurs. Bref, tout ce qui est relatif à un Plan d’Action Stratégique Systèmes d’Information.

2- Le second groupe cible les tableaux de bord de l’IT, au sens des exigences technique. Ils concernent les indicateurs opérationnels liés au fonctionnement et à la continuité du service. Il s’agit par exemple de la disponibilité des applications, les temps de réponse, le nombre d’incidents et leur répartition, les délais moyens de résolution, les mises en production refusées pour non-conformité.

3- En troisième lieu viennent les tableaux de la DSI, au sens de la fonction organisationnelle. On y retrouvera des indicateurs tels que ceux relatifs aux ressources humaines. Ils comprennent en outre les indicateurs liés à la formation et l’expertise des collaborateurs ainsi que la communication avec les utilisateurs à travers les récurrentes enquêtes de satisfaction.

4- Pour finir, nous avons les tableaux de bord de suivi des budgets, au sens du bilan financier. Ils vont du suivi de la facturation jusqu’au recouvrement des prestations, de la maîtrise et de la linéarité des budgets.

(librement inspiré de la méthode Gimsi, qui sépare Stratégie, Technologie, Hommes et Structure)

Selon chaque culture d’entreprise, de par la relation établie entre les métiers et la DSI, certains domaines sont plus surveillés que d’autres. Au cours de mes missions, j’ai pu observer un attachement classique aux exigences techniques (2) via une faible tolérance aux incidents de la part des métiers (justifiée ou non). J’ai également constaté que dans certains cas, la présence d’une justification de type stratégique (1) suffisait à masquer tous les autres indicateurs financiers (4). Enfin, la fonction organisationnelle (3) est souvent le parent pauvre des indicateurs. Des jeux de pondération qu’il convient de manier avec prudence et qui ne durent pas bien longtemps.

Mais celui que ne pilote que par les indicateurs, fussent-ils prospectifs, risque de rencontrer quelques déboires. La crise peut être considérée comme une opportunité par les DSIs pour accélérer leur repositionnement en mettant en valeur leur apport potentiel à la valeur ajoutée par le biais d’exemples précis et parlants. Réussir dans cette démarche est complexe, car cela implique  transparence et relation équilibrée dans une logique de collaboration entre métiers et DSI.  Ce que ne cherchent pas toujours les autres directions qui peuvent préférer privilégier un niveau de  domination à travers leur rôle de commanditaire reléguant de facto la fonction SI à un centre de coûts.

Jean-Pierre Corniou [ex-DSI de Renault] décrivait très bien ce phénomène à travers une formule lapidaire : « Individualiser les coûts [sur la DSI] mais collectiviser les gains [du côté des métiers] »

La recherche des bons indicateurs est donc une quête du Graal qui va suivre un nouveau chapitre du fait de la tension des exigences dans un contexte de crise. L’efficience du SI passe à nouveau à la loupe.

Quels KPIs ? 21 novembre, 2009

Posté par dailymanager dans : demarche,objectif,reporting , ajouter un commentaire

On peut douter de l’existence d’indicateurs de performance clés parfait. Voici une liste qui peut aider à évaluer la qualité de la mise en place de KPIs. 

Un bon KPI doit être :

  1. Stratégique – indiquer un aspect important de la performance de l’organisation
  2. Référent – indiquer certaines pratiques et actions à mener à court terme
  3. Rapide – rapidement indiquer si des mesures ont été couronnés de succès    
  4. Disponible – exige un faible effort pour être recueilli
  5. Accepté – être considéré comme pertinent par consensus entre ceux qui travaillent dans l’organisation
  6. Cohérent – être définie exactement de la même façon par tout le monde qui l’utilise
  7. Indiscutable – ne doit être influencé que le comportement de l’organisation mesurée, et non par autre chose   
  8. Transparent – être sans ambiguïté dans la manière dont il a été rapporté
  9. Sans effets secondaires – l’objectif n’est pas d’améliorer la mesure  
  10. Sous réserve – sous réserve de validation externe dans le but d’évaluer la performance

 

Quels KPIs ? dans demarche kpi

En savoir plus : http://dailymanager.unblog.fr/2008/12/30/key-performance-indicators/

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