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1979, Ecole de la contingence 12 septembre, 2008

Posté par dailymanager dans : histoire , trackback
Henry Mintzberg (1939 – ) est un universitaire canadien en science de gestion, qui a obtenu un doctorat à la Sloan School of Management dont je vous parlais dans un précédent article. Ses travaux dans le cadre du management ont mis en lumière les contraintes environnementale prédominantes dans la définition de la structure managériale d’une entreprise. 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Mintzberg

1979, Ecole de la contingence dans histoire henrymintzberg

Créée par Henry Mintzberg, le courant d’analyse appelé « Ecole de la contingence », tente de rendre compte de la manière dont se structurent les organisations. Elle étudie l’influence des variables de contexte sur les caractéristiques des organisations.

Il s’agit pour une entreprise de s’adapter à un environnement extérieur, c’est à dire en gros, les clients, les fournisseurs et les concurents. Mais également de comprendre les contraintes internes, comme la défintion d’objectifs. Deux concepts émergent : l’ajustement, pour expliquer le rapport de l’entreprise à son environnement et celui de la cohérence pour décrire le fonctionnement interne de l’organisation.

Les modèles se structurent donc autour de deux ensembles de variables :

La division et la coordination du travail entre opérateurs et entre les différentes unités se fait au moyen de mécanismes formels ou reposant sur les relations interpersonnelles. Viennent ensuite les facteurs contingents, c’est-à-dire qui ne résultent pas d’une influence intentionnelle. Ce sont la taille et l’âge de l’organisation, le marché, l’environnement…

Les buts se séparent en deux catégories. Les buts de système sont relatifs à l’organisation elle-même ou à ses membres. Les buts de mission visent la clientèle ou les produits. Si les buts ne provoquent pas de tensions entre les acteurs, ils seront dits intégrés. Dans le cas contraire on parlera de buts conflictuels.

En fonction de variables déterminantes – la conception de la structure, les facteurs de contingence, les buts et le pouvoir -, Mintzberg définit cinq configurations d’organisation. Les organisations qui s’inscrivent dans plusieurs configurations sont dites hybrides. Les configurations définies par Mintzberg sont les suivantes :

  1. L’autocratie ou configuration entrepreneuriale.L’autocratie est une organisation placée sous l’autorité personnelle d’un acteur unique. La personne qui contrôle cette organisation en est souvent le fondateur et le propriétaire. Les décisions sont centralisées dans les mains de ce seul acteur.
  2. La bureaucratie mécaniste. Max Weber utilise le terme de « Bureaucratie » pour désigner les organisations au sein desquelles le travail est fortement divisé aux niveaux horizontal et vertical. La standardisation des procédés est importante, les travailleurs sont peu qualifiés, etc. Le cas le plus typique est celui de l’entreprise de montage où le travail se fait à la chaîne. Instrument : l’organisation est un instrument entre les mains des propriétaires qui détiennent la plus grande partie du pouvoir. Système clos : la hiérarchie interne et la technostructure se partagent le pouvoir. Structure divisionnalisée : elle se caractérise par une départementalisation importante.
  3. L’adhocratie. L’expression « ad hoc » contenue dans le terme adhocratie indique que les opérateurs travaillent en vue de répondre aux demandes spécifiques des clients en cherchant les solutions les plus adaptées. Il s’agit de buts de mission. Ils se regroupent fréquemment en groupes de projet ou en structures matricielles. Les comportements informels et la haute spécialisation du travail sont des caractéristiques révélatrices. Les équipes recourent à des méthodes de liaison et à l’ajustement mutuel entre leurs membres.
  4. La configuration professionnelle. Le mot-clé « professionnelle » indique que le personnel de ces organisations est très qualifié. L’organisation est structurée sur les compétences de ses opérateurs, qui les perfectionnent continuellement.
  5. Le missionaire. La cinquième configuration n’apparaît pas dans l’étude de cas. Sa caractéristique principale est le dévouement de ses membres à une cause. Les buts de mission prédominent plutôt que les buts de système.

Au cours de l’analyse d’un ensemble organisationnel, on peut trouver plusieurs configurations-types, sous forme de

Les organisations peuvent évoluer d’une configuration pure vers une autre. Au cours de ce processus, elles deviennent hybrides. Parfois le processus s’interrompt. Il s’agit alors d’un mélange de deux configurations. Celle qui prédomine est qualifiée de configuration principale ; l’autre composante de l’hybride est appelée configuration secondaire.

 

L’école de la contingence peut être associé à du darwinisme organisationnel : la structure managériale s’adapte aux contraintes de son environnement extérieurs, et aux buts qui lui sont donnés.

Dès lors, une entreprise en constante réorganisation est elle une entreprise qui se cherche, ou une entreprise qui s’adapte vite à un marché évolutif ?

Commentaires»

  1. merci c intéressant

  2. merci

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